Traitement et Contrôle

DIFFÉRENTES ÉTAPES DU TRAITEMENT DES EAUX USÉES 

Un poste de relèvement 

Situé en tête de la station, il est composé des ouvrages suivants :

  • 3 vis d’Archimède de 700 m3/h chacune qui fonctionne par paire
  • 1 station secours (ou by pass) équipée de 2 pompes de 700 m3/h chacune

PRÉTRAITEMENT

  • LE POSTE DE DEGRILLAGE

Le dégrilleur retient les corps solides : bout de bois, sac en plastique, toile, etc…

Le poste de dégrillage est composé d’une grille à nettoyage manuelle et d’un dégrilleur automatique commandé par horloge ou par niveau différentiel.  L’évacuation de refus est effectuée  par tapis transporteur dans une benne amovible

  • DESSABLAGE – DEGRAISSAGE

Le poste de dessablage – dégraissage sert à extraire le sable, les huiles et les graisses.

Il  est constitué:

  • de deux canaux rectangulaires parallèles
  • d’une distribution d’air latérale par diffuseurs «vibrairs»; l’air est fourni par trois surpresseurs de 697 Nm3/h chacun (dont un en secours).
  • d’un pont métallique roulant sur la longueur de l’ouvrage, équipé de deux airs-lifts pour l’extraction du sable et deux jeux de raclette de nettoyage des graisses
  • d’une vis de relevage et de nettoyage du sable
  • d’un puits à graisse.

TRAITEMENT PRIMAIRE

Deux décanteurs primaires de 1080 m3 et de 3126 m3 (cône exclu) de type circulaire équipés de chacun d’un pont mobile et d’un racleur de font permettant l’élimination partielle des matières et l’envoi des boues fraiches par pompage vers la digestion et l’eau  qui part par sur-verse vers le bassin d’aération.

TRAITEMENT SECONDAIRE

Un bassin d’aération de 4500 m3 permet le  traitement biologique des boues activées : le brassage et l’oxygénation de surface se font au moyen de 6 aérateurs à déclenchement automatique en fonction de la demande d’oxygène ; l’homogénéisation pour sa part se fait à l’aide de 2 agitateurs de fond.

TRAITEMENT TERTIAIRE

4 bassins de 1200 m3 de type filtration lente composés chacun d’une couche de gravier et de sable fin spécial permettent de filtrer l’eau provenant du clarificateur et ont une capacité de 5700 m3.

REJET EN MER

Le pompage final des eaux épurées est effectué par 3 pompes immergées ayant chacune un débit de 877 m3/h. Elles fonctionnent par duo de manière alternative et sont gérées par des automates. Elles refoulent à travers :

  • Une conduite en fonte DN 700 sur une longueur de 1 000 ml
  • Une partie gravitaire DN 700 et 1 000 amiante ciment sur une longueur de 1400ml
  • Un émissaire en mer de DN 400 de 200 ml.

4.     CONTRÔLE ET SUPERVISION DES INSTALLATIONS

LABORATOIRE D’ANALYSES

Tous les paramètres physico-chimiques caractéristiques de l’épuration sont déterminés et suivis à partir du laboratoire de l’usine. La recherche des métaux lourds et des hydrocarbures totaux est sous traitée à des laboratoires privés de la place.

5.     EXTENSION DE LA STATION D’ÉPURATION DE CAMBERENE (FILE 2)

LA SUPERVISION

Un tableau synoptique donne l’état de chaque installation (marche-arrêt-défaut). La supervision se fait à partir de l’ordinateur où toutes les informations sont traitées et archivées.

Les données comme les rapports journaliers, hebdomadaires et mensuels constituent un support qui permet d’avoir une bonne politique de maintenance préventive et de pouvoir exploiter les courbes de fonctionnement.

Date de démarrage des travaux : 16 Mars 2007

Date de fin des travaux : 15 Novembre 2008

Coût total des travaux : 5 698 018 141 F CFA

CARACTERISTIQUES GENERALES

Capacité : 200 000 équivalents/habitants

Débit journalier : 19 200 m3/j

Charge en DBO5 : 21 696 kg/j

Volume traité à un niveau secondaire : 17 000 m3/j  avec :

File 1 : 5 70 m3/j

File 2 : 11 300 m3/j

 

File 1 : File 2 : Sortie:
Entrée MES : 1 573 kg/j

DBO5 : 3 221 kg/j

DCO : 5 130 g/j

Entrée  MES : 5 051 kg/j

DBO5 : 8 080 kg/j

DCO : 12 870 kg/j

MES : 50 mg/l

DBO5 : 40 mg/j

DCO : 100 mg/j

 

6.  VALORISATION DES SOUS PRODUITS

Eaux épurées

Chloration :

L’injection du chlore est réalisée à partir de chlore gazeux stocké en tank dans le bâtiment de chloration. Deux débitmètres dont un en secours  assurent le dosage du chlore suivant le débit. Une sonde permet de détecter les éventuelles fuites de gaz et déclenche la neutralisation par la soude.

Boues :

Installation des digestions de boues

Constituées par 2 digesteurs de 2890 m3  et un secondaire de 2000 m3 et un gazomètre de 1000 m3 destiné au stockage des gaz produits par la digestion. Les digesteurs sont de forme cylindrique. Les primaires sont équipés :

  • D’un système de brassage des boues par recirculation au moyen de 3 compresseurs et de canne de brassage. Elles fonctionnent par deux et permutent entre elles avec une gestion par automate
  • D’un circuit de réchauffage des boues. L’énergie thermique nécessaire se fait par un échangeur de type tubulaire et produite par une chaudière mixte pouvant fonctionner au gaz de digestion ou au fuel, soit par l’échangeur du groupe gaz lorsque celui-ci fonctionne. Les boues après digestion sont dirigées vers le digesteur secondaire. Le digesteur secondaire assure la finition de la digestion et les boues sont envoyées vers les lits de séchage. Il est équipé d’un système de brassage (idem primaire).

Les lits de séchage

Au nombre de 76 et de surface unitaires de 250 m2 , ils sont destinés à la déshydratation naturelle des boues.

Gaz

Gazomètre

Le gaz stocké  est destiné à la consommation de la chaudière et du groupe électrogène à gaz devant assurer l’autonomie partielle de l’usine en énergie électrique, l’excèdent de gaz est brûlé à la torchère.

Le centre énergétique

Elle regroupe les installations de produits d’énergie électrique et thermique.

Energie électrique :

Réseau de distribution thermique

  • 3 transformateurs de 63kva
  • 1 groupe électrogène gaz de 311kva
  • 1 groupe électrogène fuel secours de 800kva

Energie Thermique

  • Une chaudière mixte (fuel et gaz)
  • L’échangeur de température du groupe gaz.