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« La BID a apporté plus de 30 milliards de francs Cfa pour la dépollution du nord de Dakar »

« La BID a apporté plus de 30 milliards de francs Cfa pour la dépollution du nord de Dakar »
« La BID a apporté plus de 30 milliards de francs Cfa pour la dépollution du nord de Dakar »
08 février 2018

Le Projet de dépollution du nord de la ville de Dakar est financé en grande partie par la Banque Islamique de Développement (BID). Le spécialiste en chef de développement urbain infrastructures à la Banque Islamique de Développement (BID), Dr. Nizar Zaid a décliné les enjeux de ce projet surtout les aspects liés au traitement des eaux usées.

La Banque Islamique de Développement (BID) a financé le projet de dépollution du Nord de la ville de Dakar. Pouvez-vous revenir sur les grandes lignes dudit projet ?

C’est le projet le plus important que la Banque ait financé dans le secteur de l’assainissement au Sénégal. La station de Camberène est la plus grande station au Sénégal. Elle est installée à Dakar. Sa capacité a été largement dépassée depuis un certain nombre d’années. Donc, l’intervention de la Banque devrait pouvoir accroître sa capacité. En fait, il s’agira de quadrupler sa capacité qui doit passer de 19 000 mètres cubes/jour à un plus de 92 000 mètres cubes/jour. Lorsqu’on dit Station d’épuration, il faut qu’il ait le transfert des eaux usées dans la station d’épuration et leur évacuation.

Quel est le coût de ce projet ?

Vu les montants mis en œuvre pour ce projet, on a décidé de cofinancer avec le Gouvernement du Sénégal. Il y a une partie qui sera financée par la Banque Islamique de Développement (BID). Je vais vous donner les chiffres. Au total, le projet s’élève à 64 millions d’euros, soit plus de 40 milliards de francs CFA et la contribution de la banque représente la grande partie puisqu’elle s’élèvera à près de 50 millions d’euros (+ de 30 milliards de Francs CFA). Et la partie restante sera financée par le Gouvernement du Sénégal

A Quand le démarrage des travaux ?

Si tout va bien, les travaux devraient commencer au premier trimestre de l’année 2018. Nous sommes en train de travailler d’arrache-pied avec nos collègues de l’ONAS pour essayer de tout valider. Nous sommes vraiment sur la phase critique du projet puisque que nous sommes en train de recevoir les offres, à faire le dépouillement et signer les contrats afin de démarrer les travaux. Les entreprises ont été déjà préqualifiées. C’est-à-dire il y a eu une première évaluation pour voir leur capacité technique et financière. Et voir aussi ce qu’elles ont en termes de ressources humaines. La deuxième partie consistera à leur renvoyer le dossier d’appel d’offres pour qu’elles nous préparent des offres financières.

Quels sont résultats attendus pour ce projet ?

Le projet va satisfaire les besoins en traitement des eaux usées des populations urbaines et périurbaines du nord de Dakar à l’horizon 2025. Il y aura un meilleur traitement des eaux usées parce que, pour le moment, ce qui se fait c’est que les eaux usées ne sont pas collectées ou lorsqu’elles sont collectées, elles ne sont pas suffisamment traitées. On envoie ces eaux en mer. Mais, quand on a une population qui s’accroit, le volume devient de plus en plus important et cela représente vraiment un risque majeur pour la santé de la population y compris pour les ressources halieutiques. En plus Dakar est une ville qui attire beaucoup de touristes, et continuer à renvoyer des eaux usées brutes constitue un risque majeur. Donc, la qualité des eaux usées traitées sera améliorée afin d’assurer la protection de l’environnement. Il y a aussi un autre aspect. C’est que sur chaque station d’épuration on va créer de la cogénération. C’est-à-dire on va utiliser de l’énergie qui permettra d’alimenter la station d’épuration. C’est quelque chose de très important car, cela permettra de réduire non seulement la facture énergétique de la station d’épuration de Cambéréne mais également d’améliorer les finances de l’ONAS. Nous pensons qu’avec la réalisation de ce projet, les cas de diarrhées, les problèmes liés aux eaux usées, l’insalubrité seront réduits voire même éliminés.