L’Omni processor, une mini-usine mobile de production d’énergie à partir des boues de vidange

20 juin 2015

l’ONAS va réceptionner le premier Omni processor, une mini-usine mobile de production d’énergie à partir des boues de vidange. La Fondation Bill et Melinda Gates a décidé de lui offrir gracieusement le premier prototype déjà prêt à opérationnalisation.

Le Sénégal sera ainsi le premier pays en Afrique au Sud du Sahara à disposer de cette nouvelle technologie qui offre l’avantage de réduire le temps de traitement des boues de vidange mélangées ou non avec des déchets solides et de donner une valeur marchande à ses sous-produits.

« Nous allons très prochainement tester un appareil de dernière génération et de dimensions réduites, qui va permettre de produire à partir de nos boues de vidange et même des déchets solides, à la fois environ 1000 mégawatts-heure d’énergie électrique par an pour un fonctionnement journalier de 22 h, de l’eau chaude et de la cendre pouvant être utilisée comme fertilisants pour l’agriculture ou dans la fabrication des briques pour les BTP », indique le Directeur Général, Alioune Badara DIOP.

Cet outil mis au point par l’entreprise Janicki Industries sous l’égide de la Fondation Bill et Melinda Gates et qui est vendu à environ 500 millions FCFA, a la capacité de traiter plus de 450 mètres cube de boues par jour soit la capacité nominale cumulée des trois stations de traitement des boues de vidange de Cambérène, des Niayes et de Rufisque pour des capacités respectives de 120 mètres cubes, de 60 mètres cubes et de 60 mètres cubes par jour.

L’autre avantage comparatif, c’est l’élimination totale des germes pathogènes.

En fonctionnant en plein régime, «l’Omni Processor » consomme 7 tonnes de matières sèches par jour, soit l’équivalent de 450 m3 de boues brutes. Il fournit par la même occasion une puissance nette de 125 KW d’électricité avec une production annuelle de 1.000 Mwh d’électricité, pour 8000 heures de fonctionnement par an.

L’acquisition de cette unité donnera un nouvel élan à la valorisation des sous-produits avec la possibilité de conférer d’autres vocations à l’instar de la production de l’énergie qui pourrait générer environ 75 millions de francs Cfa par an.