le Curage continue a Dakar

13 juil 2016

Les travaux de curage, de désensablement et désherbage des canaux et des bassins prendront fin à la mi-août. Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, a fait l’annonce lors d’une visite organisée, hier, par l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas).

Des opérations de curage des bassins sont en cours. Plus d’une trentaine d’ouvriers sont au fond du bassin de Djeddha Thiaroye Kao. Les uns faucardent les plantes envahissantes comme la salade d’eau douce ou encore les typhas. Les autres, munis de pelle ou de grattoir, raclent le fond du bassin jonché de boue noirâtre. Le sable, comme les plantes sauvages, a envahi le réceptacle des eaux de pluie.

Du côté du flanc opposé, une grue effectue des rotations. L’engin tournoie. A l’aide de sa pelle, les herbes et les déchets solides sont déposés sur les berges. Ces déchets seront évacués par des bennes. Des riverains ne manquent pas de jeter la pierre sur leurs voisins. « Nous remercions le gouvernement. Ce bassin d’une capacité de 71.000 mètres cubes a réduit, de façon considérablement, les conséquences des inondations. Le travail qui reste à faire, c’est la sensibilisation des populations. Elles jettent tout dans le bassin. Nous ne pouvons plus bien respirer. Les moustiques foisonnent », regrette Modou Tall.

Part de responsabilité de la population
Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, conformément à l’esprit de la visite, écoute les suggestions des habitants. Ces derniers, comme les officiels, admettent qu’il y a une nette amélioration sur le front de la lutte contre les inondations. « Ce qui est constant. C’est qu’il y a des améliorations. Nous sommes dans un processus de lutte contre les inondations », rassure M. Faye. L’Etat a une grande responsabilité dans cette croisade. Mais chaque habitant, à l’échelle individuelle, doit jouer sa partition. « Dans les bassins, on verse des déchets solides et des eaux usées. Or, c’est un ouvrage destiné à accueillir les eaux de pluie », rappelle le directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas), Alioune Badara Diop.

Loin de la banlieue, à la Zone de captage. Des ouvriers, avec des cache-nez et des mains gantées, déploient toute leur force pour rompre les filets des plantes aquatiques qui couvrent ce vaste bassin de la zone de captage, une mare au milieu des habitations.

L’Etat va sévir contre les branchements clandestins
Dans les quartiers de Fass et dans la zone de Yarakh, certains riverains ont posé des conduites d’évacuation des eaux usées débouchant sur les canaux de drainage des eaux de pluie. Le canal 4 qui traverse les quartiers assainis fait l’objet d’une agression qui expose ses agresseurs et d’honnêtes citoyens à plusieurs maladies. L’Etat va désormais servir contre ceux qui ne veulent pas respecter le code de l’assainissement. « Le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, en collaboration avec les autorités locales et administratives, va prendre des mesures pour tamponner tous ces branchements clandestins », prévient le ministre Mansour Faye, promettant de saisir la Direction de la surveillance et du contrôle de l’occupation des sols (Descos). Dans la zone de Yarakh, des habitations sont construites sur le tracé du canal avec tous les risques d’effondrement ou d’inhalation des gaz toxiques. Le maire de Colobane-Fass-Gueule Tapée, Ousmane Ndoye, partage les mesures qui seront prises. Il remercie l’Onas qui a offert 50 brouettes, 50 fourches et d’autres matériaux à sa commune et à celle de Point E.

 

 

source lesoleil.