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DEPOLLUTION DE LA BAIE DE HANN Le Coordonnateur du Projet Alassane DIENG fait le point sur la mise en œuvre

DEPOLLUTION DE LA BAIE DE HANN  Le Coordonnateur du Projet Alassane DIENG fait le point sur la mise en œuvre
DEPOLLUTION DE LA BAIE DE HANN Le Coordonnateur du Projet Alassane DIENG fait le point sur la mise en œuvre
14 mars 2022

2022 va consacrer l’accélération des travaux de la dépollution de la baie de Hann. Si la réalisation de l’intercepteur a démarré, l’attribution des marchés de la station d’épuration et de l’émissaire interviendra très bientôt. Selon le coordonnateur dudit Projet, M. Alassane DIENG, après la réalisation de ces travaux, il ne restera que les travaux secondaires consistant à raccorder les ménages au système.

Les travaux de la dépollution de la baie de Hann ont été lancés depuis le 25 décembre 2020. Le processus global se poursuit. C’est l’avis du coordonnateur du Projet de la dépollution de la baie de Hann à l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS), Monsieur Alassane DIENG. D’une manière beaucoup plus large, il rappelle que le Projet consiste à réaliser un intercepteur qui sera relié à une station d’épuration, un émissaire en mer... « En amont, il y aura des réseaux pour raccorder les unités industrielles et les maisons à l’intercepteur », explique-t-il.

Selon le coordonnateur du Projet, le contrat pour l’attribution du marché de réalisation de la station d’épuration est en cours d’approbation avec les bailleurs de fonds. Alors que pour l’émissaire en mer, le contrat est en cours d’attribution. Convaincu que l’année 2022 sera consacrée à l’accélération des travaux, M. DIENG indique que beaucoup de travaux seront entamés au courant de cette année (2022). Après la réalisation de ces ouvrages, il ne restera que les travaux secondaires relatifs aux raccordements des domiciles au système.

Sur un autre registre, il a fait savoir que le processus d’indemnisation des impactés est dans sa phase finale. La dernière remise des chèques aux impactés a été effectuée en novembre 2021. Selon monsieur Dieng, tous les impactés situés sur l’emprise de l’intercepteur ont été indemnisés. Au même moment, les 90% des impactés de la station d’épuration ont été indemnisés. Il ne reste qu’à sécuriser le site, dit-il.

L’avis des bailleurs de fonds

Relativement aux appréciations des bailleurs de fonds, le coordonnateur souligne qu’elles sont positives et sanctionnées par des avis de non objection. La preuve, dit-il, l’évaluation de la station d’épuration a obtenu un avis de non objection pour l’attribution du marché qui interviendra très prochainement. Il en sera de même pour l’émissaire en mer. Pour cet ouvrage, l’Agence française de développe- ment (AFD) et les Pays-Bas viennent d’achever une mission de supervision.

Le Projet de dépollution fait renaître l’espoir chez les populations qui espèrent accéder à l’assainissement. Leurs attentes seront satisfaites, promet le coordonnateur, annonçant la réalisation de 30 km de réseaux à Thiaroye.

Parallèlement à ces travaux, la Fondation Droit à la vie va procéder à la restructuration de certains quartiers avant la réalisation d’un réseau d’assainissement. A ce titre, elle a procédé à la restructuration de Hann. Ainsi, le réseau existant sera raccordé à l’intercepteur. La restructuration de Mbao va faciliter le raccordement du réseau existant à la station d’épuration. A Thiaroye sur Mer, le Ministère de l’Urbanisme est en train d’engager la restructuration, y compris la réalisation d’un réseau d’assainissement qui sera raccordé à l’intercepteur.

 

Les eaux du Port de Dakar

Le Port autonome de Dakar a été intégré dans le Projet de la dépollution de la baie de Hann. D’ailleurs, selon lui, les eaux usées de l’enceinte portuaire ont été prises en compte dans les dimensionnements du projet. A cet effet, il informe que le bout de l’intercepteur a été mis en place et dimensionné pour récupérer les eaux usées du Port autonome de Dakar. Avec l’accompagnement de la Banque Chinoise de Développement et l’AFD, l’ONAS va mettre en place un réseau qui sera restructuré et raccordé à l’intercepteur. Il n’y aura pas d’impact sur la capacité de la station d’épuration, note-t-il.

S’agissant des concertations avec l’Union des prestataires des industries et des commerçants du Sénégal (UPIC), il soutient que l’ONAS est en contact permanent avec elle. Les parties prenantes procèdent aux analyses des eaux usées des 17 unités industrielles, grosses pollueuses, concernées par le Projet. « Nous avons déjà conçu et pré-dimensionné le système de prétraitement qui doit être mis en place. Nous sommes en train de finaliser la mise en place d’une ligne de crédit en partenariat avec les bailleurs de fonds pour le financement de ce système de prétraitement », affirme M. Dieng. Ce dernier assure également que les industriels sont suffisamment sensibilisés sur l’intérêt d’un tel projet pour le développement de leurs sociétés.

Le protocole d’accord conclu en 2010 avec les industriels sera réactualisé. Après sa mise à niveau, de l’avis du coordonnateur du Projet de la baie de Hann, un arrêté interministériel sera pris pour mettre en place le principe de la taxe pollueur-payeur avec des taxes de pollution et une redevance pour le raccordement au réseau.

Par ailleurs, M. Alassane DIENG a salué l’accompagnement des populations et des autorités administratives de Dakar et de Pikine. « Si on continue dans la même lancée, nous pourrons aboutir à des résultats satisfaisants », fait-il remarquer. Il restera la réalisation des réseaux secondaires à l’intérieur des habitations et l’intercepteur qui longe la baie.

Sur l’exposition portant sur la baie de Hann réalisée par des photographes, il est d’avis qu’elle montre une situation de référence qui nous permet de voir l’évolution du projet.